Jacques-André Haury Jacques-André Haury - médecin et député
Jacques-André Haury
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Paru dans 24 Heures le 24 oct. 2003

ÉLECTION COMPLÉMENTAIRE Soutenu par toute la droite, le médecin lausannois a lancé hier sa campagne. Il veut que l'Etat devienne le complice de ceux qui contribuent à la prospérité. 

VINCENT BOURQUIN  
 
«L'Entente vaudoise » n'est pas morte. C'est en tout cas l'impression qu'elle veut donner en vue de l'élection au Gouvernement vaudois. Le candidat libéral Jacques-André Haury était ainsi entouré hier des dirigeants de l'UDC, du Parti radical et même du PDC pour présenter sa campagne.

Le parti a fait son choix

Et tous se défendaient d'être les représentants d'une « entente de façade ». L'électeur ne s'y perd-il pas ? Le 9 novembre, la droite est unie pour le Conseil d'Etat, mais part en ordre dispersé pour le Conseil des Etats. Le président des radicaux Laurent Wehrli a une réponse toute prête: « A gauche, ils sont certes unis pour le Conseil des Etats, mais pas pour le Conseil d'Etat. » Le président de l'UDC-Vaud, Guy Parmelin, souligne que les thèses de Jacques-André Haury, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la politique économique rejoignent celles de son parti. Quant à Stéphane Pirrello, membre de la direction des démocrates-chrétiens, il déclare carrément: « On aurait préféré un non-libéral. » Mais le parti a fait son choix en fonction des personnalités en lice. Et si les Verts avaient lancé Philippe Martinet, le PDC l'aurait alors soutenu.

Au vu des derniers résultats électoraux et de la popularité de Philippe Biéler, n'est-il pas légitime que les écologistes siègent au Conseil d'Etat ? « L'élection au Gouvernement est une élection de personnes », rétorque le radical Laurent Wehrli.

Lors de sa conférence de presse, Jacques-André Haury a dressé un tableau noir de la situation du canton. « Vaud a tous les atouts pour être un canton modèle comme il l'a longtemps été, mais malheureusement la situation actuelle n'est pas bonne. » Pour quelles raisons ? Il a bien sûr évoqué l'endettement, mais selon lui c'est l'ensemble du climat social qui se détériore. « Les gens ont de plus en plus l'impression qu'une partie de la population vit à la charge d'une autre. » Le père de l'initiative pour le retour des notes à l'école a aussi évoqué l'instruction publique. « Aujourd'hui les élèves qui entrent en apprentissage ou au gymnase ont un niveau insuffisant. » Le médecin lausannois a encore parlé de l'augmentation des actes de violence.

Jacques-André Haury veut réagir et en appelle même « à une certaine révolution, à une révolution libérale ». Il prône donc un changement des mentalités: « L'Etat doit être le partenaire de ceux qui contribuent à la prospérité. » Pour lui, l'Etat est actuellement obnubilé par le social et l'environnement.

Jacques-André Haury est très critique, mais mis à part de 1996 à 1998, la droite a toujours été majoritaire au Gouvernement et au Parlement. « C'est vrai, mais c'est l'héritage de nos prédécesseurs qui n'ont pas toujours mesuré à quel point ils prélevaient dans les ressources sociales sans les renouveler. » Partisan de l'austérité budgétaire, l'ancien président du Conseil communal de Lausanne se dit en faveur de la limitation du personnel de l'Etat. Et va même plus loin en prônant un « Gebäude Stop » afin que l'on cesse d'ouvrir des espaces supplémentaires pour les services étatiques. « Il faut aussi fixer des délais courts à l'administration. Peut-être que son travail sera moins parfait, mais elle sera davantage au service de la population qui veut que ça aille vite », souligne Jacques-André Haury.

La dernière fois que le canton a été dirigé par cinq conseillers d'Etat de droite et deux de gauche, les tensions sociales avaient été très vives. Craint-il des manifestations ou des grèves en cas d'accession au Gouvernement ? « Il ne faut pas s'en réjouir, mais pas non plus les dramatiser. Dans certains pays, on ne peut même pas manifester.




 

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