Jacques-André Haury Jacques-André Haury - médecin et député
Jacques-André Haury
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Paru dans le 1 nov. 2005

De tous côtés et depuis de nombreuses années, l’horaire scolaire continu apparaît comme une nécessité. Et pourtant, ce dossier n’avance pas. Le Département vaudois de la Formation et de la Jeunesse est en mains socialistes depuis plus de dix ans.

A Lausanne, la Direction des écoles est en mains socialistes depuis quatre ans. : si la gauche voulait faire avancer ce dossier, le moins qu’on puisse dire est qu’elle serait placée pour le faire!

C’est que l’horaire continu n’a pas pour tous la même signification. Pour nous, il s’agit de regrouper les heures d’enseignement en une seule période, interrompue par une brève pause pour le repas de midi consommé à l’école. Non parce que cette formule serait meilleure pour l’enfant – tout dépend de ce qui l’attend à la maison ! – mais parce qu’une organisation de ce type est plus commode pour les parents.

Pour la gauche, il s’agit de «prendre en charge » les enfants de l’aube au crépuscule pour que les parents en soient « déchargés » et puissent vaquer librement à leurs occupations, notamment professionnelles.

La gauche veut offrir aux enfants une journée complète de « socialisation », partiellement occupée par l’enseignement proprement dit, parce que, pense-t-elle, les professionnels de l’enseignement  et de l’éducation sont plus compétents que les parents pour assurer le développement de l’enfant et promouvoir l’égalité des chances.

Pour réaliser son programme, la gauche a besoin d’énormes moyens financiers que les pouvoirs publics n’ont pas. Voilà pourquoi le dossier stagne.

En souhaitant l’horaire continu, les libéraux n’entendent pas modifier le rapport des responsabilités entre les parents et l’école. Ils ne souhaitent pas offrir aux parents un « chenil » dans lequel on place un enfant qui encombre. Ils prétendent seulement adapter les horaires scolaires à la réalité de la vie moderne.  Cela ne résoudra pas toutes les questions liées à la garde des enfants en dehors des heures d’école. Mais cela pourrait en simplifier la gestion. Sans grande dépense supplémentaire pour l’Etat.

L’horaire continu est à notre portée. A condition de le débarrasser des ambitions idéologiques de la gauche.




 

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